CD YVES TEICHER JOUE CHARLIE PARKER
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CD
 
YVES TEICHER © Dominique Paques
 
 
"Goûtons avec un réel plaisir ce disque, d’un son parfois rude, avec un violon si expressif et poétique. D’une justesse redoutable, Yves Teicher assène ses coups d’archet comme une hache qui sait où elle doit frapper pour fendre le bois. Sans autre artifice que la "sourdine" il livre son expression musicale. On apprécie la respiration d’un musicien qui sait donner une véritable interprétation proche de la création. Connaissant Charlie Parker depuis longtemps, il nous livre "sa" version comme un joli tour de magie passant de l’instrument en si bémol à la quarte. Au travers de cette pochette - qui peut sembler si naïve - se cache un grand artiste, prenez le temps de lire sa présentation. Yves Teicher est amoureux des textes de Bernard Dimey ou de Charles Baudelaire. A ceux qui savent apprécier la poésie "maudite", ce violoniste nous invite à une traversée mélodique de l’Art Brut et de la Poésie Raffinée. Son jeu précis nous appelle à redécouvrir Charlie Parker. Toutes ces indications nous apprennent à connaître – comme lorsque nous sommes devant une toile de Modigliani – un être d’une extrême sensibilité qui sait faire oublier la technique pour un réel plaisir artistique..." Res Musica - I. Perrin - 2005
 
Yves Teicher plays Charlie Parker - Photo: Baudoin Picard - Dessin: Baptiste BOUD Zysman   www.integralclassic.com - © mko 2005
   
   
Le jazz Bop ainsi que le jazz manouche sont, dans le jazz, les principales influences d'Yves Teicher. Pour lui, l'apogée du jazz est surtout représentée par la figure légendaire du grand saxophoniste Charlie Parker ainsi que par les "post-Parkériens": Phil Woods, Jackie Mac Lean, Sonny Stitt... Les guitaristes de la grande époque: René Thomas et Wes Montgomery ont, par leur phrasé, considérablement influencé son jeu.
   
 
"...le nouveau CD d’Yves Teicher, violoniste improvisateur sans équivalent. Hommage surprenant du violon au saxophone, celui de Charlie Parker, culminante figure du Be-bop, artiste génial et maudit s’il en est. Ces plages récentes sont d’une fraîcheur incroyable, obéissant à une imbattable pulsation: la batterie d’Olivier Robin souffle derrière comme une forge en feu, Salvatore La la contrebasse de Rocca cingle à souhait, et au premier plan la voix des cordes dégringole ou escalade suavement les mille et uns vertiges hérités de Bird. Un jeu sans apprêt, simplement fou, aux limites d’une justesse que Teicher aime asticoter, nourri d’une jeunesse d’esprit qui paraît aujourd’hui complètement incongrue. Le virtuose liégeois se montre à la hauteur du maître américain, souriant sur ses pas et risquant un décalage, une lecture mélancolique de ces morceaux de joies crachés, avec en prime comme un tremblé nouveau. L’enregistrement est janséniste comme pas possible, aux antipodes de toutes fioritures, d’où un son esseulé, presque lointain d’être si présent, une sorte de battement d’âme aux prises avec les tachycardies de la modernité. Pure émotion. Desservi par une jaquette qui renseigne si peu du contenu, ce joyau trouvera difficilement les oreilles qu’il mérite, c’est d’avance un scandale de plus au royaume sonore des soporifiques obligatoires..." Le Mouton fiévreux - M. Lochu - 2006